Le grand Esprit du Soleil




Oh Toi Grand Esprit du soleil!
Protège-moi du mal!
Garde-moi dans ta lumière.
Pour que je reste toujours pur.







La spiritualité occupait une grande place dans la vie des tribus amérindiennes. Les Amérindiens croyaient que toute chose était habitée par de puissants esprits. Dans leurs activités quotidiennes comme dans les rites, leur comportement et leurs croyances témoignaient d’un immense respect envers la nature et le monde qui les entourait.

Les Amérindiens vivaient selon trois pratiques importantes dans leur vie de tous les jours ; les mythes, les croyances et pratiques religieuses puis, finalement les légendes. Ainsi, à la fin de cette recherche, le lecteur comprendra mieux le patrimoine amérindien. Il enrichira sa culture personnelle tout en acceptant les différences ethniques.






Homme-Animal





Ces relations homme-animal font partie de la spiritualité des nations et elles sont un éloquent témoignage de la culture ancestrale des autochtones.

Chez un amérindien mâle, la chasse et la pêche sont des occasions parfaites pour entretenir des relations avec les esprits des animaux.

La chasse n’était pas un sport, elle représentait un exercice de spiritualité traduisant un profond respect des ressources naturelle

Pour maintenir de bonnes relations avec les animaux, les chasseurs doivent remercier leur proie et mettre en oeuvre des rituels.

Dans ces derniers, les chasseurs doivent assurer à l’animal que sa mort est nécessaire pour la survie du peuple et non pour le simple plaisir de l’abondance.

L’homme peut entrer en contact avec les animaux et ensuite pénétrer leur âme par des moyens spirituels, tels le jeûne, les médecines et les rituels.

Pour sa part, l’animal établit le contact avec l’homme par des rêves et des visions. Aux yeux des Amérindiens, lorsqu’ils choisissent leur totem, les animaux ont diverses formes et diverses significations.

L’ours, par exemple, est un synonyme de puissance et de force. Ainsi, la majorité des animaux et des végétaux sont synonymes de quelque chose.

Il est important de mentionner que les Amérindiens ne représentaient jamais, pour leur totem, un animal qu’ils chassaient par respect pour ceux-ci. Mais outre la chasse et la pêche, les animaux sont aussi très présents dans l’imaginaire, dans les contes et dans la tradition orale des autochtones.

Entre tous ces éléments, la recherche de l’équilibre et le maintien de l’harmonie devient des préoccupations de tous les jours qui orientent et conditionnent la vie et les actions de tous.

Le cercle constitue une approche globale de la compréhension de la vie et des êtres vivants. Dans le cercle, tous les éléments de la création, soit les humains, les animaux, les plantes, l’air, le feu, l’eau, la terre, les étoiles, etc. forment un tout indivisible.

En d’autres mots, le cercle est un mode de vie et une façon de penser unique chez les Amérindiens.






Le Grand Esprit de la Louve blanche



Que les pouvoirs séculaires de la justice
m’habite jusqu’au plus profond de mon être.



La Danse qui regarde le Soleil

Cette danse symbolise le sacrifice de la chair et de l'esprit au grand mystère générant le coeur de la nation toute entière.

Il s'agit d'un des rituels les plus controversés, les plus sacrés et les moins bien compris du peuple Lakota;

(WIWANYANK WACIPI, LA DANSE-QUI-REGARDE-VERS-LE-SOLEIL), est l'un des rites sacrés qui fut apporté au peuple Lakota par la jeune fille Bison Blanc.

Elle est célébrée entre la fin du printemps et le début de l'été. Son but est avant tout de permettre à ceux qui y participent de renouveler leur attachement à leur communauté et à leur culture, et leur foi dans les esprits qui gouvernent le monde. Autrefois elle était également destinée à favoriser le retour des troupeaux de bisons. La Danse du Soleil était célébrée traditionnellement chaque année lors du solstice d'été, durant la pleine lune de fin juin ou début juillet.

On bâtit un édifice spécial avec au milieu un arbre à coton représentant Wakan-Tanka. Autour de ce poteau central, vingt-huit autres sont plantés en cercle, figurant les vingt-huit jours du cycle lunaire. Les sifflets en os d'aigle dont on joue durant les danses sont censés évoquer la voix de Wakan-Tanka, tandis que les tambours qui les accompagnent sont le "souffle palpitant de l'univers".

Un aspect de la danse a profondément choqué les personnes extérieures à la tribu, et explique en grande partie son interdiction. En effet, l'un des derniers jours de la cérémonie, certains participants étaient attachés au poteau central par des lanières liées à des broches de bois perçant la peau de leur poitrine.

En se libérant de ces broches durant la danse, ces hommes ne faisaient pas seulement preuve de leur bravoure et de leur résistance à la douleur, car comme l'explique Elan Noir (Homme Médecine Lakota), " ...c'est comme si nous étions délivrés des liens de la chair". Les jeunes indiens qui participaient à ce rite très particulier de la Danse du Soleil y étaient préparés durant toute une année auparavant, sous l'oeil très attentif de l'Homme-Médecine. Au XIXième siècle, les blancs furent choqués par les tortures que s'infligeaient les danseurs et en 1881 elle fut donc interdite. Ceux qui la pratiquaient étaient inculpés de ce qui était qualifié de "délit indien".

Certains indiens acceptèrent d'interpréter la cérémonie proscrite pour des publics blancs en recherche de sensation, simulant le "percement" des chairs au moyen de harnais. Beaucoup continuèrent à la célébrer en secret afin que le rituel de renouveau qu'elle signifie puisse conserver toute son efficacité et que les cycles naturels puissent se perpétuer. En 1934, l'Indian Reorganization Act a autorisé le "percement" des chairs des danseurs mais il fallut attendre les années 1960 et le développement du militantisme indien pour assister à une véritable renaissance dès 1968. Cette cérémonie initiatique ainsi que la cérémonie de la loge à sudation est de plus en plus pratiquée chez les Sioux d'aujourd'hui

Aujourd'hui une Danse du Soleil se déroule annuellement sur chaque réserve des Plaines et dans quelques zones urbaines.

Leader des Indiens Sioux Lakota, Léonard Peltier est un danseur sacré !

Jo Wild Horse, chef spirituel Lakota, a déclaré à son propos:

" En 1970 Léonard Peltier est venu pour défendre la nation Lakota. Le procès qui lui a été intenté est une violation permanente du traité de 1851 signé entre la grande nation Sioux et le gouvernement des Etats-Unis ".





Retour au menu les Amérindiens
















Webset by © KissDesign Website