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cheval
Tu
poursuis ta chevauchée
fantastique
À travers
les grandes
plaines.



Les
légendes Amérindiennes
Le
cheval
Dans
la tribu des hommes vrais,
celui-au-corps-aussi-dur-que-la-pierre (Imasi) devait sauver son peuple
de la
famine parce que les bisons avaient pris une autre route de migration.
Il
courut aussi longtemps qu’il le put pendant deux jours et
deux nuits, puis il
rencontra un cheval et il réussi à
détourner le chef des bisons vers son peuple
grâce à la puissance de l’animal.




Je
suis le
mouvement et l’équilibre



Le
Déluge des
Tra-Kwélé Ottinè
Après
que le vieillard eut chassé ses deux enfants de sa
présence, il relégua en courroux vers un
détroit qui unit deux eaux immenses
vers le Nord.
Là
il habita tout seul, fâché et maussade, parce que
ses enfants
avaient enfreint ses ordres.
Tout
à coup l'on entendit gronder l'abîme, comme s'il
allait
monter et s'épancher sur la terre. Une pluie torrentielle
tomba du ciel pendant
le sommeil du vieillard, et l'eau des mers ayant monté,
monté, et monté, elle
couvrit bientôt cette petite terre.
Alors
le vieillard debout sur le détroit, une jambe
posée sur
l'une et l'autre rive, repêchait avec ses larges mains les
animaux et les
hommes que les eaux entraînaient et les replaçait
sur la terre ferme. Mais
l'eau montant toujours, il fabriqua un grand radeau sur lequel il
plaça un
couple de chaque espèce d'animaux, et il s'en alla
à la dérive, sur son radeau,
après que l'eau eut recouvert toute la terre.
La
pluie tomba longtemps, et l'eau dépassa les plus hauts
sommets des montagnes Rocheuses. On n'en pouvait plus, et tous les
animaux qui
étaient sur le radeau soupiraient après la terre.
Mais de terre, il n'y en
avait plus.
Alors
le vieillard fit plonger successivement tous les animaux
amphibies, la loutre, le castor, le canard de Miquelon. Mais ce fut en
vain.
À
la fin, il lâcha le rat musqué, qui remonta le
ventre en
l'air, pâmé et à bout de souffle, tant
la terre était loin, loin au fond des
eaux.
Mais
le petit rat musqué tenait serré dans sa patte un
peu du
limon terrestre que le vieillard-magicien plaça sur la
surface de l'eau
reposée.
Ce
peu de vase se développa sous son souffle puissant; il
s'étendit, il s'étendit jusqu'à former
un disque assez grand pour soutenir un
petit oiseau que le vieillard plaça dessus.
Il
continua à souffler, et, la terre s'agrandissant encore, le
vieillard y plaça un corbeau. Il souffla toujours, et
bientôt la terre put
supporter un renard. C'est fini, elle a atteint les proportions que
nous lui
voyons; et sur ce grand disque, le vieillard replaça tous
les autres animaux
pour qu'ils y vécussent comme autrefois. Puis il soutint le
disque avec un gros
et fort étançon, et le tout fut complet.
Référence:
Recueilli et traduit par
Émile Petitot, missionnaire chez les
Eskimos
du Nord-Ouest Canadien en 1850
Les
légendes
Dans
le langage amérindien un mot
représente une phrase descriptive dans notre langue. En
voici quelques
exemples, homme blanc veut dire :
L’homme-à-la-peau-couleur-de-l’écorce-du-grand-bouleau-
du-nord-quand-elle-prend-sa-teinte-d’hiver.
Un
arc-en-ciel représente l’échelle entre
l’île de la Grande
Tortue et l’île de la Petite Tortue. Chaque famille
Amérindienne a ses propres
légendes. Voici deux exemples de légende sur le
sirop d’érable de différentes
tribus amérindiennes.

Légende
Micmac
Par
une journée de tôt printemps, alors que le vent
était encore
frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des
érables et, comme
elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot de terre
cuite qu’elle
plaça au-dessus de son feu de tepee. Fatiguée, la
vieille femme alla s’étendre
pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir
était déjà là. Dans le pot
elle trouva un sirop doré, clair et sucré.

Légende
Algonquine
Le
chef de la tribu prit son tomahawk de l’érable
dans lequel il
l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait
dans le ciel, la sève se mit
à couler de l’entaille. Sa femme la
goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit
pour cuire la viande ce qui lui évita d’aller
à la source pour chercher de
l’eau. Le goût sucré et
l’odeur douce furent très
appréciés par le chef
Il
appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande,
Sinzibucwud, mot algonquin qui veut dire «tiré des
arbres ».
En
général, chez les peuples autochtones, les
légendes étaient
utilisées pour presque tout. Les légendes
pouvaient être aussi bien la
découverte d’une race d’animal inconnu
auparavant, dramatique comme les
histoires d’amour ou bien à caractère
explicite, mais toujours raconté avec un
savoir-faire décent. Voici quelques autres exemples de
l’art oral des
Amérindiens.



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